domingo, 1 de junio de 2014

Alésia : pourquoi l'archéologie ne prouve rien (France)

Qu'il me soit permis, en tant que directeur d'ouvrage et auteur, universitaire moi-même (maître de conférences Docteur d'État à Paris IV-Sorbonne e.r.), auteur de l'Imposture Alésia 1 & 2 (2004 et 2010) et de Vercingétorix (2013), de répondre à mes estimables collègues au sujet du livre Alésia, la Supercherie dévoilée, ouvrage collectif que j'ai dirigé.
Il est navrant de lire sous leur plume les éternels poncifs concernant Alésia, et surtout de constater qu'ils répondent à un livre qu'ils n'ont même pas ouvert, tant cette «réponse» tombe chaque fois à contretemps.
Ils critiquent l'hypothèse Berthier? J'ai pris soin pourtant d'enlever du livre le nom-même de Chaux-des-Crotenay pour empêcher les «Alisiens» de botter en touche, selon leur habitude, et de parler de Chaux alors que nous les interrogeons sur Alise. A quoi bon polémiquer sur une absence?
Ils regrettent que nous ne connaissions pas le site d'Alise et son archéologie? («Au lieu d'examiner, ce qu'ils ne font jamais, les résultats des fouilles?»). Nous avons pourtant dépensé 426 pages à examiner point par point tous les détails de cette archéologie, tant d'après les ouvrages de M. Reddé et de J. Le Gall que d'après le volumineux Rapport de fouilles M. Reddé / S. von Schnurbein.
J'avais écrit en conclusion du livre: «Alise, que répondez-vous?... Rien? On s'en doutait un peu». Je ne croyais pas si bien dire!
Ne nous ayant pas lus, nos détracteurs reprennent comme probants des arguments que, justement, nous réfutons dans le livre.
Car les partisans d'Alise n'ont rien à répondre, et de fait ne répondent pas, à des réalités qui dérangent grandement leur hypothèse. Les spécialistes qui ont rédigé le grand Rapport de fouilles émettent systématiquement des doutes sur leurs propres trouvailles. Le projet culturel du Muséoparc l'avoue lui-même «L'archéologie n'a pas livré l'argument absolu qui permet d'identifier le site d'Alise-Sainte-Reine avec celui de l'Alésia de César. Mais, comme toute science expérimentale, l'archéologie a permis de mettre en évidence un certain nombre de faits objectifs. Pris isolément et pour eux-mêmes, ces faits ne prouvent rien.»
Comment peut-on soutenir ensuite que les fouilles prouvent absolument que le site officiel soit le bon? Nous avons relevé toutes les contradictions et aveux d'impuissance dans notre livre.

Oh! si, nous avons étudié le site d'Alise, et même à la loupe.

Ne nous ayant pas lus, ils reprennent comme probants des arguments que, justement, nous réfutons dans le livre. Ils reproduisent à l'identique les catalogues de trouvailles énumérées cent fois et réfutées autant… souvent par les Alisiens eux-mêmes! Chacune des critiques que nous avons formulées à ce sujet est accompagnée de sa référence.
Je relèverai sur mon blog - ce sera long - toutes les hérésies proférées par les Alisiens pour secourir Alise, et dont la reconnaissance n'entraîne pas l'ombre d'un doute. Telle la traduction de in longitudinem, «en longueur», par (3000 pas) de large (Y. Le Bohec, p. 148). La plaine d'Alise étant en largeur, il faut bien que César l'ait écrit… tant pis pour son texte! Et tout à l'avenant…
L'argument majeur est l'unanimité de la «communauté scientifique» sur la localisation d'Alésia. Riposte facile avec la condamnation de Galilée… Seul contre tous, il avait pourtant tout à fait raison: la terre tourne bien, jusqu'à présent, autour du soleil ; sauf pour quelques-uns.
«L'archéologie peut seule entraîner la décision»? Sûrement pas celle d'Alise, dont les invraisemblances sautent aux yeux et dont les tricheries sur armes et monnaies ont été dénoncées depuis Napoléon III - à ce propos, les statères d'or ne proviennent pas d'Alise mais d'un village proche de Clermont-Ferrand. On le sait depuis plus d'un siècle.
Mais tout cela n'intéresse guère ni J.-L. Brunaux, ni J.-L. Voisin, ni Y. Le Bohec. Mieux vaut la foi du charbonnier.

Le Figaro: http://www.lefigaro.fr/vox/societe/2014/05/30/31003-20140530ARTFIG00235-alesia-pourquoi-l-archeologie-ne-prouve-rien.php

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