miércoles, 21 de mayo de 2014

Alise-Sainte-Reine : des vestiges découverts (France)

L’averse de grêle a été aussi intense que soudaine. Et les archéologues, accroupis les mains dans la terre, n’ont pas eu le temps de se replier. « Heureusement, le terrain est en pente, on aura du mal à être inondé », sourit le responsable d’opérations François Eschbach, chapeau sur la tête et bottes aux pieds.
Depuis la fin du mois de mars dernier, des fouilles sont menées à Alise-Sainte-Reine, sur le site du futur musée archéologique, pas loin de la statue de Vercingétorix. Un terrain ceinturé de falaises et en rupture de pente, bien différent du site du centre d’interprétation, le MuséoParc, basé dans la plaine. Ce dernier « se trouve à l’endroit où a eu lieu la bataille, explique François Meylan, chef d’agence. Là, nous sommes sur le plateau du Mont-Auxois, davantage dans la ville antique, à l’intérieur d’un périmètre fortifié. Et c’est extrêmement minéral. » Équipée de moyens relativement lourds, notamment des grosses pelles mécaniques, l’équipe de six archéologues a décapé le terrain et a fait plusieurs découvertes.

Voies, caves et puits

Une des plus importantes voies d’accès au site, faite d’ornières, a ainsi été mise au jour, après avoir sans doute été emportée par l’érosion au cours de l’histoire. « C’était une voie recherchée depuis longtemps et c’est la problématique principale qui nous était confiée, » glisse François Eschbach. Les archéologues ont également retrouvé des fosses pleines de cailloux, un imposant réseau de caves maçonné et des puits taillés dans la roche. « C’est difficilement datable car les puits finissent par être recouverts de déchets de toutes les époques, poursuit François Eschbach. Mais on peut estimer qu’ils sont gaulois, puisqu’il fallait s’alimenter en eau pendant le siège d’Alésia. »
Sur le terrain, pendant que deux archéologues mesurent la taille des puits et descendent à plusieurs mètres de profondeur, d’autres se munissent de truelles et de pioches. Un travail de précision qui a ainsi permis de restituer des traces d’habitat : des enduits peints à base de mortier, des motifs géométriques ou végétaux… Des petits objets ont également été découverts, comme des fibules, des clous, des tuiles, des épingles, des monnaies aussi. Mais les archéologues préfèrent rester discrets sur ces dernières, cela pourrait attirer les chasseurs de trésors parait-il…

Conserver les vestiges

Les fouilles doivent être terminées le 20 juin. D’ici là, toutes les découvertes auront été minutieusement dessinées, photographiées et consignées dans un rapport qui sera remis au service régional d’archéologie. « Il faut prendre le maximum d’informations, souligne François Eschbach. Au fur et à mesure, on supprime ce que l’on documente pour aller voir les couches les plus anciennes. Le but, c’est de conserver les vestiges qui seront détruits par l’aménagement à venir. » Conserver les vestiges d’un site destiné à accueillir un musée, c’est la moindre des choses.

  Le Bien Public. Haute Côte-d'Or: http://www.bienpublic.com/edition-haute-cote-d-or/2014/05/21/des-vestiges-decouverts

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