jueves, 27 de febrero de 2014

Des milliers de squelettes découverts sous l’hôpital Corvisart (France)

«Plusieurs milliers de tombes conservées  », c’est l’estimation communiquée par la cellule archéologique du conseil général à la suite aux fouilles préventives opérées en avril et octobre 2013, sur le site de l’ancien hôpital Corvisart actuellement en chantier. Celui-ci se situe « sur le premier cimetière de la ville et de l’Hôtel de Dieu, abandonné en 1785. Ce sont 150 ans des premières années de vie de la ville. Les premiers habitants de Charleville sont à cet endroit », explique Olivier Brun, chef du service de la culture et de l’archéologie.
Une merveilleuse trouvaille riche d’enseignements pour qui se plonge dans l’analyse de ces ossements : qui étaient les premiers Carolos ? D’où venaient-ils ? Étaient-ils en bonne santé ? Leurs articulations sont-elles usées et leurs dents abîmées ou marquées par le stress ? « L’histoire de la vie s’inscrit sur notre squelette ». Fascinant sur le fond, plus gênant sur la forme, surtout quand on est promoteur immobilier.
50 places de parking en moins
Informé de l’évolution des fouilles, l’aménageur du site, la société BDM dirigée par André Desrosiers, a préféré revoir sa copie avant même que les conclusions définitives ne soient rendues. Ainsi, il a présenté hier en conférence de presse, au côté du maire Philippe Pailla, une nouvelle mouture de ces plans. L’ensemble se compose toujours de 50 logements sociaux rue Forest (avec Espace habitat), de cellules tertiaires donnant sur la rue d’Aubilly (sans doute un centre médical), d’un Ehpad au centre et d’appartements dans l’Hôtel-Dieu avec des espaces paysagers, ainsi que la réouverture de l’impasse de l’hôpital vers la rue d’Aubilly.
Les changements ne sont pas spectaculaires mais ils permettent a priori de contourner l’obstacle que pourrait représenter la nécropole : adieu les 50 places de parking souterrain prévues sous l’Ehpad. Le projet est ramené à un peu plus de 70 places au lieu des 120 initiales. On ne parle plus non plus d’appartements de standing ici, comme en 2013, mais de logements à accession sociale, ni d’agora mais de chapelle, rétrocédée à la municipalité pour l’euro symbolique. Le centre d’interprétation d’architecture et du patrimoine, obligatoire pour toute ville labellisée art et histoire, devrait y trouver place.
Autant de modifications qui obligent le promoteur à déposer un permis de construire modificatif (avant le 15 mars) et à allonger les délais de livraison du chantier. Optimiste, André Desrosiers l’annonce fin 2016. À condition bien sûr que toutes les autorisations soient données en temps et en heure et que la vente dépasse enfin le stade de la promesse.

L´Union L´Ardennais: http://www.lunion.presse.fr/accueil/des-milliers-de-squelettes-decouverts-sous-l-hopital-ia0b0n306917

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