miércoles, 19 de febrero de 2014

À ceux qui donnent vie à l’archéologie (Belgique)


Dans le cadre de ses 25 ans en Wallonie, l’archéologie a décidé de lever le voile sur les métiers qui font partie de son existence. En guise de guide: une exposition itinérante de 47 panneaux reprenant 32 professions spécifiques. Le palynologue y côtoie le restaurateur, en passant par le topographe. C’est la première étape d’un voyage qui en compte 15: Namur et son Grognon.
L’exposition est en réalité un des 190 événements mis sur pied dans le cadre d’Arche 2014 destiné à fêter le quart de siècle de l’archéologie en Wallonie.
Cette exposition est le fruit d’un an de travail pour Guy Focant, photographe au département du Patrimoine du Service public de Wallonie. Un projet qui l’a réellement emballé. «J’ai eu carte blanche pour un sujet que j’avais moi-même proposé, explique-t-il. À force de travailler, j’ai eu l’occasion de me rendre compte que tout le monde a le même regard sur l’archéologie.» L’image qui vous vient en tête: celle d’une personne en train d’exhumer un squelette, un objet…
C’est ainsi qu’il est parti à la rencontre de 165 collègues sur leur lieu de travail.
«En une vingtaine d’années, il y a eu une évolution dans les sciences complémentaires,» commente le photographe. Certains clichés nous embarquent dans des aspects méconnus de l’archéologie. C’est notamment le cas de l’archéologie expérimentale, le métier de lithicien (un job qui consiste à étudier la typologie et la technologie des objets en roche abandonnés par les hommes préhistoriques) ou encore l’archéologie en milieu périlleux.
D’un point de vue pratique, l’exposition se divise en quatre blocs: les opérations de terrain, les études et analyses spécifiques, la conservation et la diffusion. Chaque métier illustré est agrémenté d’un texte rédigé par la personne qui exerce cette profession. Un témoignage à la fois instructif et «humain» qui met en lumière le quotidien de ces hommes et de ces femmes de l’ombre.

Loin du cliché du fonctionnaire

«Néanmoins, par cette exposition, j’ai aussi voulu montrer que ces personnes qui ont le statut de fonctionnaire ne correspondent pas à l’image de gratte-papiers, précise Guy Focant. Ce sont des personnes que l’on retrouve les deux pieds dans la gadoue en train de pousser une brouette. Ce sont des personnes consciencieuses qui travaillent dans des labos,… J’ai voulu dépoussiérer l’image que l’on peut avoir de l’administration.»
Résultat: de superbes illustrations où l’on touche du doigt l’humain et la passion qui l’anime.
Cette exposition, à découvrir sur le Grognon a bien trouvé ses marques. Dans un lieu baigné d’histoire, non loin du Parlement wallon et du musée archéologique, elle permet au grand public de s’approprier un domaine qu’il n’aurait peut-être pas pris la peine de découvrir s’il avait dû pousser la porte d’un musée.
Une découverte qui, si elle a ouvert votre appétit en terme d’archéologie, est à poursuivre dans le n° 13 des dossiers de l’IPW (Institut du patrimoine wallon) consacré aux métiers de l’archéologie.

http://www.lavenir.net/article/detail.aspx?articleid=dmf20140218_00435804

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