jueves, 2 de febrero de 2012

La Villa gallo-romaine de Basse-Wavre (Belgique)

http://knol.google.com/k/la-villa-gallo-romaine-de-basse-wavre-belgique#Chronologie_(26)_vestiges

La Villa gallo-romaine de Basse-Wavre (Belgique)
La plus grande Villa gallo-romaine d'Europe, à 500 mètres de chez moi ! Encore fallait-il le deviner. Aucune trace visible, aucune indication! Beaucoup de Wavriens ignorent même la présence historique de ce joyau.
Mes premières recherches au Cercle archéologique de Wavre (Belgique) m'ont donné des écrits très intéressants pour composer la «matière» de ce site. Une maquette de la Villa m'a donné l'idée de créer sa représentation 3D. Le musée du Cercle archéologiques expose bien quelques objets intéressants, mais rien de représentatif du point de vue imagerie ou hypothèse de représentation digne de ce nom.
Ce Knol est tiré de mon site Web, qui vous informera du contexte historique de la Villa, lorsqu'elle était florissante.
Avec l'aide de Monsieur R. Brulet, Professeur à l'Université catholique de Louvain (UCL) et Directeur du centre de recherches d’Archéologie nationale (CRAN), j'ai réalisé cette hypothèse de représentation 3D de la Villa gallo-romaine de Basse-Wavre.
La Gaule (ou les Gaules), en latin Gallia, est le nom donné anciennement aux territoires occupés par les Gaulois, territoires qui comprenaient la France actuelle, la Belgique et le nord de l'Italie (Gaule cisalpine). Jusqu'à la conquête romaine, de -58 à -51 av.J.-C., ce nom ne recouvre aucune notion d'unité politique ou territoriale, mais plutôt une aire culturelle et peut-être économique à l'intérieur de laquelle de fortes disparités devaient toutefois exister, ainsi que le prouve l'archéologie. A contrario, la Celtique désigne — pour les archéologues — l'ensemble des territoires peuplés par les Celtes historiques au deuxième Âge du fer dépassant le cadre de la seule Gaule (l’arrivée des premiers peuples celtiques en Europe occidentale remontant au milieu du IIème millénaire av. J.-C.)
De même le nom « Gaulois », désignant les habitants de ce territoire, couvre de nombreux peuples et une multitude d'entités ethnoculturelles jusqu'à la conquête romaine.Le nom « Gaulois » (latin galli) est attesté, quant à lui, pour la première fois sous la plume de Caton l'Ancien vers -168 av.J.-C, pour désigner les habitants de la Celtique qui avaient envahi la plaine du Pô, c'est-à-dire les habitants de la Gaule cisalpine. On sait principalement grâce à l'étymologie qu'il s'agissait bien de peuples nord-alpins.
Une relecture du plan terrier du corps de logis de la Villa gallo-romaine de Basse-Wavre et des descriptions de vestiges, associée à un réexamen du matériel permet de proposer une chronologie plus fine que celle avancée en 1905. D'emblée, l'observation de la stricte symétrie du bâtiment par rapport au bloc basilical central ainsi que la modulation rigoureuse du plan et des espaces de fonctionnement font penser à un programme architectural initial sur lequel on serait venu greffer, dans un second temps, les grands bains à l'ouest et l'énorme pièce de réception et d'apparat (plus de 80 m²), à l'est.
A l'heure actuelle, l'époque exacte de la création de la Villa reste inconnue.Son origine remonterait aux règnes des empereurs Tibère et Claude (de 14 à 54 de notre ère) comme semblent le prouver quelques objets typiques de cette période dont un fond de sigillée (Drag. 18 signé de VOLVS(IVS)). Toutefois, la phase principale de l'occupation du corps de logis est assurée dès l'époque Flavienne (69/96). Durant le Ier siècle, et vraisemblablement suite à un incendie, vinrent s'ajouter la grande pièce à l'est et le complexe des bains à l'ouest. Ce type d'aménagement en deux phases est courant dans les VILLAE du nord de la Gaule.
D'après les observations des structures archéologiques et du nombre élevé de tessons brûlés, il semble que la Villa ait été détruite par un incendie dans le courant du IIIème siècle. Cet incendie est peut-être à mettre en relation avec la période des invasions germaniques que l'on situe entre 254 et 276 de notre ère. Quelques indices tendent à prouver que le site fut réoccupé partiellement au IVème siècle, mais il est possible que ceux-ci soient simplement intrusifs.
Historiographie et mémoire collective
Depuis sa découverte en 1904, la Villa gallo-romaine de Basse-Wavre ou encore appelée localement "l'Hosté", demeure l'une des villas d'importance majeure du nord de la Gaule. Malgré des fouilles centenaires, ce vaste établissement n'est jamais tombé dans l'oubli des chercheurs, des spécialistes du monde gallo-romain, des enseignants, voire même des habitants de la région de Wavre.
Le succès de l'exposition qui lui a été consacrée en 2001 et l'enquête réalisée auprès de la population locale l'attestent à plus d'un titre. La présence de vestiges d'une habitation romaine à 200 mètres N.-E. de la ferme de l'Hôtel, à Basse-Wavre est signalée, dès 1863, par J. Tarlier et A. Wauters dans l'histoire des communes belges. Mais ce n'est qu'une quarantaine d'années plus tard, en 1904, que débutèrent les premières recherches de terrain.
Interprétations nouvelles
Depuis les années 1970-1980, et ce, malgré le manque de fouilles nouvelles, la Villa a fait l'objet de nouvelles interprétations.
On connaît mieux le contexte historique, chronologique, géographique, archéologique local de La Villa gallo-romaine de Basse-Wavre s'intègre dans un processus de romanisation de la Gaule du Nord bien connu à l'heure actuelle, mais qui ne l'était pas lors de sa découverte en 1904. Du point de vue historique, l'organisation des territoires conquis par César (-101/-44) coïncide approximativement aux deux séjours en Gaule d'Agrippa, lieutenant et gendre d'Auguste (-27/14). Ces deux séjours (-40/-37) et (-20/-18) correspondent à l'élaboration du réseau routier, à la mise en place des provinces de Gaule (Aquitaine, Lyonnaise et Belgique), à leur nouveau recensement, à l'établissement des cités et de leurs chefs-lieux. Des agglomérations constituaient des relais sur des voies principales (comme Liberchies, Braives ou Namur). La stabilité politique du Haut-Empire (-27/284) entraînera une croissance économique considérable, reconnaissable dans le rapide développement de villes comme Tongres ou Bavay, respectivement chef-lieu des Tongres et des Nerviens. Installées sur un carroyage à l'époque augustéenne, ces villes disposent d'espaces religieux (sanctuaires), civiques (basiliques, curies), et publics (forums, thermes, latrines, fontaines) dès le Ier siècle de notre ère. Au sein de ces chefs-lieux, la romanisation s'est faite de façon rapide, avec certains particularismes locaux dus aux édiles mais aussi à la population locale.

Le territoire des cités est largement exploité, notamment grâce à un réseau de communications routier et fluvial important. Petit à petit et de manière disproportionnée, la romanisation va toucher toutes les couches de la population du Nord de la Gaule. Certaines valeurs gauloises resteront (notamment en matière religieuse), tandis que d'autres (comme la langue) vont lentement disparaître. La Villa gallo-romaine illustre bien ce phénomène d'accumulation, où l'on voit progressivement l'introduction d'innovations techniques (comme les bains, les hypocaustes, les matériaux lourds) et domestiques. Cependant, d'autres types de fermes, en matériaux légers et de tradition indigène, coexistent durant toute la période romaine. Au Bas-Empire (284/476), on assiste à un renfoncement militaire du territoire le long des voies de communication et à un rétrécissement de la surface urbaine protégée par une enceinte défensive. La plupart des villas du nord de la Gaule, comme celle de Basse-Wavre, sont détruites à la fin du IIIème siècle et au début du IVème siècle de notre ère, suite aux incursions de populations germaniques.
Toutefois, certaines seront partiellement reconstruites en matériaux légers, d'autres définitivement abandonnées Comme déjà souligné plus haut, le bâtiment a été adapté à la topographie du site, avec un plan allongé flanqué dans le sens du terrain.
Le plan de la villa du type à galerie en façade, apparaît exceptionnel par ses dimensions de quelque 130 m de long, dont 110 m pour la galerie (n°1).
ce vaste ensemble.
L'extrémité occidentale du bâtiment fut constitué d'un vestiaire (n°20), d'un sauna (n°21), d’un bain chaud avec abside (n°22), d’un bain tiède (n°23) et d’un bain froid avec piscine en hémicycle (n°24).
Mis à part les deux caves (n°2-3) qui servent logiquement de réserve alimentaire, il est difficile de déterminer la fonction de la cinquantaine de pièces dont dix chauffées par hypocauste. La circulation s’organisait au départ de la galerie de la façade sud, avec en outre des accès aux deux ailes aménagées à l’arrière. Plusieurs ensembles de pièces peuvent être cernés: le corps du logis central, composé d’une grande salle carrée (n°4), d’un vestibule au sud (n°5) et d’une autre pièce au nord (n°6). A noter que celle-ci est la seule qui soit en saillit par rapport à la façade arrière du bâtiment. La grande salle centrale (n°4) et deux pièces contigües (n°9 et 10) étaient chauffées par un hypocauste. Une chaufferie (ou praefurnium) (n°11) située dans une cour extérieure au nord alimentait l’hypocauste.
Dans l’aile orientale, contigües à cet ensemble, des cuisines (no12-13-14) ont pu être identifiées en raison de la présence dans une pièce d’un foyer et d’un accès à une cave. L’extrémité de l’aile orientale était occupée par un appartement, dit «de réception». Il était constitué du corps de logis, d’une cuisine (n°18) et d’une vaste pièce sur hypocauste (n°19), la plus grande de la Villa.

Pour davantage d'information: http://knol.google.com/k/la-villa-gallo-romaine-de-basse-wavre-belgique#Chronologie_(26)_vestiges

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